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La statue d’Étienne de La Boétie, œuvre de Tony Noël, datée de 1892, se trouve place de la Grande-Rigaudie
à Sarlat-la-Canéda.

an-archisme,
dés-obéissance,
non-violence

Guillaume Goutte rendant compte des Chroniques de la désobéissance d’André Bernard, ouvrage publié par l’Atelier de création libertaire en 2012, écrivait :
« Recueil des chroniques littéraires qu’il déclame sur les ondes d’une radio locale et d’articles publiés çà et là dans la presse libertaire, André Bernard se propose, en les compilant ainsi, de traiter « de révolte sociale, d’anarchisme, de désobéissance civile, de non-violence active », et ce non sans quelques « écarts vers l’expression poétique ».

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Le pouvoir ne se partage pas !

Publié dans Chroniques Noir & Rouge,
n° 4, février 2021

Une guerre civile horrible et horrifiante

Dans Le pouvoir ne se partage pas !, Alain Pecunia revient sur les événements espagnols de 1936 et sur la guerre civile, une guerre de classes qu’il qualifie d’« horrible et horrifiante ». Rappelons qu’Alain Pecunia fut emprisonné dans ce pays de 1963 à 1965 pour avoir participé à une campagne anti-tourisme en posant des bombes « symboliques » avec les Juventudes Libertarias. Pour éclairer ces actions, il est possible de prendre connaissance d’un « Dialogue entre André Bernard et Alain Pecunia » sur Les Ombres ardentes, un Français de 17 ans dans les prisons franquistes, livre d’Alain édité par Cheminements en 2004 (326 p.) ; ce dialogue a été publié dans Réfractions, n° 14, au printemps 2005 ; voir ci-dessous.

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Dialogue avec Alain Pecunia

Les Ombres ardentes

« Dialogue entre André Bernard et Alain Pecunia »
à propos du livre de ce dernier : les Ombres ardentes,
un Français de 17 ans dans les prisons franquistes,
Cheminements, 2004, 326 p.
Extrait de Réfractions, n° 14, printemps 2005, 

André : Le Monde libertaire a déjà rendu compte de ton livre, les Ombres ardentes, témoignage que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt et, surtout, avec une grande émotion. C’est en partie le récit de ton enfermement dans les prisons franquistes, de 1963 à 1965 ; tu avais 17 ans. Tu aurais pu intituler ton livre: Il n’y aura pas de problèmes, phrase qui revient comme un refrain.
Avant de commencer ma lecture, j’avais un a priori plutôt défavorable : tu sais que je suis partisan de l’action non violente ; toi, à cette époque, tu posais des « bombes », activité que j’estime néfaste à l’avancée de nos idées, car il semble que l’opinion publique, bien aidée par la presse, ne conserve que cette image catastrophique de l’anarchiste poseur de bombes. Mais ton bouquin est passionnant : il a suscité en moi le besoin de te questionner et d’en savoir plus et sur toi et sur ton évolution jusqu’à maintenant. Oui, ton livre m’a bouleversé par son authenticité.
Rappelons brièvement que tu fus arrêté et condamné pour avoir posé deux « bombes symbolique » [p. 89], pas du tout destinées à tuer ; les directives de ton organisation, les Juventudes Libertarias, étaient claires : ne pas faire de victimes. « Nous faisions du terrorisme sans terrorisme », écris-tu [17]. Votre but était d’attirer l’attention de l’opinion publique européenne sur la survivance du régime fasciste espagnol et de mettre un frein au tourisme. « L’idée générale [était] de mener des actions symboliques afin d’obliger la presse française et européenne à parler du franquisme. » [81] N’empêche, par ailleurs, d’autres membres de ton organisation, avaient bien le projet et ont essayé d’assassiner Franco, qui ne mourra qu’en 1975, dans son lit.

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Les dits d’Arès

Les dits d’Arès

recueillis par André Bernard
en
2020

 

« Les choses ne sont pas ce qu’elles sont,
affirma d’entrée le balai. Une question
de manche », ajouta la serpillière.

Un savon tout nu réfléchissait
auprès d’une mare d’eau très sale quand il décida :
« Je vais attendre et me marier avec la pluie. »

Un marteau tapait sur un clou qui,
après s’être enfoncé au cœur du bois, lui dit :
« C’est malin ! Tu es seul maintenant. »

La clé qui ouvrait et fermait la porte lui cria :
« Sans moi, tu ne serais qu’une porte battante.
– Qui dort dans le lit de ma serrure », grinça la porte.
 

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David Graeber : Dette

David Graeber
1961-2020

David Graeber, Dette : 5000 ans d’histoire
Les liens qui libèrent éd., 2013, 624 p.

*

« Un jour, l’empereur convoqua Nasreddin à la cour.
− Dis-moi, tu es un mystique, un philosophe, un homme qui pense hors des sentiers battus. Je m’interroge sur le problème de la valeur. C’est une question philosophique intéressante. Comment établit-on la vraie valeur d’une personne ou d’un objet ? Moi, par exemple. Si je te demandais d’estimer ma valeur, que dirais-tu ?
− Eh bien, je dirais environ deux cents dinars.
L’empereur fut sidéré.
− Quoi ? Mais cette ceinture que je porte vaut deux cents dinars !
− Je sais, dit Nasreddin, j’ai tenu compte de la valeur de la ceinture. »

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Ne nous libérez pas, on s’en charge

Publié dans Casse-rôles, n° 15, février-avril 2021

Ce livre, c’est, par des femmes, pour les femmes (mais aussi pour les hommes), une mise à disposition, en un fort volume, d’informations historiques renouvelées du féminisme au pluriel qui s’est manifesté sur plus de deux siècles ; sont évoquées plus ou moins longuement tricoteuses, pétroleuses, émeutières, queer, éducatrices, journalistes et autres militantes ; il s’agit de dire là le potentiel révolutionnaire des femmes et leur volonté d’autonomie. Parce que ce livre est touffu, il sera facile de nous critiquer nombre d’« oublis », des noms, des dates, des faits, etc.

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Stop sécurité globale

Conférence de presse
à ciel ouvert sur le parvis de l’Opéra Comédie à Montpellier le samedi 5 décembre 2020

Le collectif Stop sécurité globale regroupe près de 60 associations et organisations, outre des personnes motivées isolées, car cette loi nous concerne TOUS.
Un seul mot d’ordre : RETRAIT pur et simple d’une telle loi liberticide qui nous fait basculer dans une autre dimension : celle d’un monde, tel que décrit par George Orwell dans 1984, de surveillance généralisée : Big Brother te regarde !

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2021 De nouveaux refuzniks en Israël

7 janvier 2021

Soixante lycéens et lycéennes israéliens signent une lettre refusant leur conscription obligatoire dans l’armée israélienne : « La politique sioniste de violence brutale envers les Palestiniens et d’expulsion de leurs maisons et de leurs terres a commencé en 1948 et n’a pas cessé depuis. »

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Carola la désobéissante

Capitaine et désobéissante

En tant que responsable de navigation, Carola Rackete a effectué des missions tant dans l’Arctique que dans l’Antarctique, ainsi que des expéditions dans certaines forêts primaires, cela avec des scientifiques. Elle constate que malgré les rapports adressés aux politiques, ces derniers n’en tiennent aucun compte. Écologiste avertie de la destruction de la planète, elle constate encore que la responsabilité en incombe au « système économique fondé sur la croissance », un modèle de développement bénéfique à une petite partie de l’humanité, catastrophique pour le reste qui ne voit comme solution, pour survivre, que l’émigration, et qui se réfugie, « chez nous », en Europe.

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Les gens ordinaires

Le Temps des gens ordinaires

C’est le titre d’un livre du géographe Christophe Guilluy. L’expression « gens ordinaires » viendrait de George Orwell ; les gens ordinaires, autrement dit les petites gens, la classe ouvrière atomisée, les classes moyennes en voie de déclassement, les « petits Blancs », ce que d’autres nommeraient le peuple qui, d’après Christophe Guilluy, serait mis à l’écart par la classe dirigeante, serait rendu invisible, et subirait, depuis les années 1980, une relégation politique, économique – avec des syndicats tenus en laisse – et culturelle dans une France périphérique, pourtant majoritaire, opposée aux métropoles où se prennent les décisions, où les élites urbaines donnent le ton en ignorant une réalité de résistance à la mondialisation, à la division internationale du travail et à la recomposition économique des territoires. Si ce nouveau modèle économique produit des richesses, elles ne profitent pas au plus grand nombre.

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Anarchisme non-violent & pacifisme libertaire

Anarchisme non-violent et pacifisme libertaire
de Sebastian Kalicha, ACL, 2020, 276 p.

« L’anarchisme non-violent ne cesse d’apparaître dans l’histoire, aujourd’hui encore, comme un courant et une tradition ayant une identité propre au sein du mouvement hétérogène que forme l’anarchisme. Encore qu’il faille sans doute – par rapport aux autres tendances – plus d’attention pour le distinguer et l’isoler clairement du reste afin de pouvoir l’étudier de manière approfondie ? »
Voici l’objectif qui s’est donné Sebastian Kalicha en travaillant sur ce texte. Après une première partie qui s’arrête sur les théories ayant contribué à questionner la domination et la violence, quelles qu’elles soient, il présente dans une deuxième partie un certain nombre de personnalités liées à ce mouvement. Enfin, dans une troisième partie, il nous propose une liste (non exhaustive) de groupes et d’organisations qui en ont écrit l’histoire. Une histoire qui reste actuelle par la présence de la violence dans nos vies quotidiennes, que ce soit par l’utilisation qui en est faite par les institutions se considérant comme seules légitimes à pouvoir s’en servir, mais aussi par celle se réclamant d’un projet révolutionnaire et émancipateur qui se propose comme alternative à celle-là.
Enfin, si l’auteur laisse quelques questions en suspens, il faudra naturellement d’autres recherches pour essayer d’y répondre, ainsi que pour enrichir cette démarche significative dans de nombreuses actions et initiatives, passées et présentes, où est perceptible la présence d’un « anarchisme non-violent ». Ce livre va sûrement nous aider à poursuivre et à nous interroger sur l’engagement libertaire qui est le nôtre. Sebastian Kalicha habite Vienne, en Autriche. Il collabore à divers médias libertaires et a publié plusieurs essais sur l’anarchisme, en particulier sur la tradition anarchiste non-violente. Illustrations de Daniel Grunewald.

Postface au livre de Sebastian Kalicha

Sebastian Kalicha écrit qu’Anarchisme et non-violence, la revue que nous les signataires de cette postface avons animée de 1965 à 1974, « peut être considérée comme le précurseur du journal Graswurzelrevolution », mais il précise quand même que bien d’autres influences entrèrent en ligne de compte… Ce dont nous ne doutons pas. Effectivement, en 1971, lors d’un camping à Blainville, en Normandie, nous avons rencontré Wolfgang Hertle et Wolfgang Kroner, futurs animateurs de Graswurzel.

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