Présentation du site

La statue d’Étienne de La Boétie, œuvre de Tony Noël, datée de 1892, se trouve place de la Grande-Rigaudie
à Sarlat-la-Canéda.

an-archisme,
dés-obéissance,
non-violence

Guillaume Goutte rendant compte des Chroniques de la désobéissance d’André Bernard, ouvrage publié par l’Atelier de création libertaire en 2012, écrivait :
« Recueil des chroniques littéraires qu’il déclame sur les ondes d’une radio locale et d’articles publiés çà et là dans la presse libertaire, André Bernard se propose, en les compilant ainsi, de traiter « de révolte sociale, d’anarchisme, de désobéissance civile, de non-violence active », et ce non sans quelques « écarts vers l’expression poétique ».

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Archipel libertaire

Publié dans
Réfractions,
n° 31, automne 2013


Nous ne monterons plus
à
l’assaut du palais d’Hiver…

Le voyageur errant, curieux d’avenir, qui amarre son vaisseau à un quelconque port de l’archipel libertaire, sera particulièrement surpris d’y découvrir une population anarchiste peu nombreuse et éparse au milieu d’autres peuples qui ne l’estiment guère. De même, ce voyageur restera désorienté et perplexe devant ce peuple libertaire aussi varié dans ses idées et ses façons d’être que dans ses usages et ses façons de faire. Ce voyageur qui tente d’éclairer son chemin, désireux de savoir, soucieux de ne pas trop se perdre dans le dédale des disputes, des différends, des désaccords et des controverses, s’approchera au plus près, sondant les uns, prêtant l’oreille à d’autres, se mêlant discrètement aux débats.

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Déserteurs portugais

Publié dans
Chroniques Noir&Rouge

n° 17, juin 2024

A salto !

Avant son indépendance, en 1962, l’Algérie, pour nombre de Français, c’était la France. Pour une grande partie des Portugais, avant le 25 avril 1974 (la révolution des Œillets), l’Angola, la Guinée-Bissau, le Mozambique – des territoires quasiment de la grandeur de l’Europe –, c’était le Portugal. « Depuis la fin du XIXsiècle […], les colonies sont au cœur de l’identité nationale portugaise », écrit Victor Pereira dans sa préface à Exils. Témoignages d’exilés et de déserteurs portugais (Chandeigne, 2022).

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Rosa Parks

Publié dans
Chroniques Noir&Rouge

n° 17, juin 2024

 

Histoire d’une femme irréprochable

Les deux arrière-grands-pères de Rosa Louise McCauley Parks étaient blancs. L’un était domestique sous un contrat professionnel de quasi serf ; d’origine irlandaise, il avait gardé son nom de Percival et se maria avec une Noire ; l’autre était un riche propriétaire qui avait fait un enfant à une de ses esclaves. Pour autant, Rosa Parks (1913-2005) était une femme noire de l’Alabama et traitée comme telle. Ajoutons que la grand-mère de son père était une esclave avec du sang indien.

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Le sabotage doux

Publié dans le numéro 16 des
Chroniques Noir et Rouge, mars 2024
Résumé dans l’émission Achaïra le lundi 6 mai
sur la Clé des ondes à Bordeaux

Je préférerais ne pas

Victor Cachard, dans son Histoire du sabotage 1, propose plusieurs origines à cette pratique : tout d’abord, le travail grossier, cochonné, bâclé, à la va-vite, à la façon de la taille des sabots de bois à l’ancienne, action pouvant être associée au « grain de sable roublardement fourré dans l’engrenage minutieux pour que la machine reste en panne » 2, ou, encore, le « ca’ canny », aller doucement, ne pas travailler à n’importe quel prix : « à mauvaise paye, mauvais travail ».
Il précisera ensuite que le sabotage se définit avant tout par l’opposition du travail face à sa marchandisation et par l’exigence de sa « juste rémunération » ; il s’agit d’ajuster la qualité du travail à la mesure du salaire accordé.

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Éloge de la cordée montagnarde

Publié dans
Chroniques Noir & Rouge

n° 17, juin 2024
et lu lors de l’émission
Achaïra le 1er juillet

Alpinisme et anarchisme

Il s’agit d’alpinisme, cette activité sportive pratiquée initialement par l’aristocratie et la bourgeoisie anglaise ; l’Alpine Club de Londres avait été créé en 1857 par une dizaine d’hommes, les femmes n’étant pas acceptées. Mais une Marie Paradis et une Henriette d’Angeville avaient déjà foulé le sommet du mont Blanc, respectivement en 1808 et en 1838. Dès les années 1860, en Autriche, en Italie, en Suisse, en Allemagne, des groupes virent le jour, et le Club alpin français sera fondé en 1874.

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Zitkála-Šá

Zitkála-Šá, l’Oiseau rouge

Ce serait les éléments du début d’une première autobiographie d’une femme autochtone d’Amérique du Nord. Zitkála-Šá (1876-1938) est née dans une réserve dakota au bord du Missouri.
Il faut dire que vivait là un peuple vaincu militairement qui entamait une période d’assimilation, peuple qui survivait de cueillette de baies, de plantes et de racines, mais aussi de rations et d’annuités octroyées par le gouvernement fédéral. On est loin des tribus des collines de la Zomia qui pratiquaient la fuite vers des zones de refuge.

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Dialogue avec Alain Pécunia

Alain Pécunia, 1945- 2024

Les Ombres ardentes

« Dialogue entre André Bernard et Alain Pecunia »
à propos du livre de ce dernier :
les Ombres ardentes,
un Français de 17 ans dans les prisons franquistes,
Cheminements, 2004, 326 p.

Extrait de Réfractions, n° 14, printemps 2005,

André : Le Monde libertaire a déjà rendu compte de ton livre, les Ombres ardentes, témoignage que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt et, surtout, avec une grande émotion. C’est en partie le récit de ton enfermement dans les prisons franquistes, de 1963 à 1965 ; tu avais 17 ans. Tu aurais pu intituler ton livre: Il n’y aura pas de problèmes, phrase qui revient comme un refrain.

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​La sardine arrive le soir

Publié dans Casse-rôles, n° 28, mai-juillet 2024.
Lecture dans Achaïra, l’émission de la Clé des ondes
à Bordeaux, le 1er avril 2024

Il y a cent ans, à Douarnenez, Finistère, lors de l’hiver de 1924, le vent tourna pour les étêteuses, emboîteuses, sécheuses, saleuses, cuiseuses, etc., ces sardinières qui devaient se mettre au travail en fin de journée à l’arrivée des pêcheurs, car ce poisson est fragile et il faut le travailler rapidement ; il y avait des dérogations gouvernementales pour le travail de nuit de ces ouvrières mal payées et dont les patrons, partisans d’une certaine « liberté du travail », héritiers de mentalités « négrières » – nous sommes dans un port –, voulaient ignorer le code du Travail. Le jour, il restait aux sardinières à faire le ménage, à nourrir la famille, s’occuper des enfants et ramender les filets de pêche des maris ou des frères. Rappelons que ces femmes pouvaient être embauchées à l’usine de 8 à 80 ans et travailler jusqu’à dix-huit heures d’affilée : « On chantait pour ne pas dormir ! »

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Publié dans Boycott, Grève | Laisser un commentaire

De la paresse intellectuelle

Publié dans le numéro 16
des Chroniques Noir et Rouge, mars 2024

Dès le préambule de Repenser l’État au XXIsiècle 1, on peut lire qu’« une certaine paresse intellectuelle s’est installée, surtout en France et encore plus parmi les anarchistes organisés, fréquemment partagés entre des activistes le nez dans le guidon et des nostalgiques d’un passé glorieux, le nez tourné vers les Grands Ancêtres ». Avec, entre autres façons de penser vite :

Les slogans
Si repenser l’État est une perspective intéressante, ce ne peut se faire avec des slogans qui bloquent la pensée et figent la réflexion.

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Publié dans Chroniques 2024, Théorie | Laisser un commentaire

Pinar Selek

Article mis en ligne
le 30 janvier 2024
sur
Divergences
et publié dans Casse-rôles,
n° 28, mai-juillet 2024
et dans Réfractions, n° 52;
printemps 2024

Insolente et radicale…

et libre tout autant par la capacité naturelle et spontanée que possède Pinar Selek de créer des liens avec le monde qui l’entoure, de « créer des ponts entre des différents engagements féministes, antimilitaristes, écologistes, avec les prostituées et les transsexuelles, avec les Kurdes et les Arménien·nes » ; sans oublier les enfants des rues et les Rroms.

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Publié dans Chroniques 2024, Ecologie, Féminisme, Non-violence, Prison, Turquie | Laisser un commentaire